Le “TinyLab” sort de terre !

Bonjour à tous !

Il est grand temps pour moi de vous parler de l’avancée du projet suite à la campagne de financement participatif qui s’est tenue durant l’été… Cela fait plus d’un mois que le projet est lancé, alors trêve de bavardages, voilà où l’on en est :

Bilan de la campagne de financement participatif

Vous allez me dire, ça, c’est fait depuis fin août ! Eh bien non, même si la campagne en ligne effectuée par le biais de la plateforme Miimosa est terminée, j’ai encore la très agréable surprise de recevoir des participations par courrier chaque semaine.

J’ai ainsi pu voir le total collecté passer de 6370 € au 23 août, à 10405 € à ce jour !

Oui, vous avez bien lu, +63 % en à peine plus d’un mois… c’est fou !

Je suis aux anges de voir que mon projet parle à autant de monde. Savoir que j’ai tous ces soutiens derrière moi me permet d’avancer plus confiante et plus motivée que jamais (et avec encore plus de pression, mais on va la placer dans le « bon stress »;))

Ce dépassement du budget de départ m’a permis de revoir certains points du projet, qui étaient -il faut le dire- un peu « légers » , non pas pour un labo « fonctionnel », mais pour un labo « confortable ». Comme je vais y passer beaucoup de temps, autant en faire un espace plus agréable à vivre.

Le lancement du chantier, et son avancée

 

  • La remorque

Tout d’abord, comme c’était prévu si la collecte atteignait les 8000€, nous avons fait l’acquisition d’une remorque pour construire le laboratoire dessus. Certains peuvent trouver ça plus complexe, mais c’est une réflexion mûrement travaillée :

– cela nous permet de bouger occasionnellement le laboratoire. C’est important, car, par exemple, nous pouvons actuellement le construire juste à côté de la maison, et le transporter à sa place au printemps, dans le champ. L’avantage, c’est que l’accès au matériel de bricolage et aux matériaux stockés est plus simple, que nous avons l’œil dessus et que nous pouvons bricoler plus facilement que dans le champ.

– cela nous permet de rester sur notre idée d’une construction provisoire, et surtout sans fondations. De toute façon, nous aurions limité l’impact sur le champ en faisant le choix de fondations légères en pieux en bois. Mais cela reste des fondations, et surtout, cela donne énormément de travail supplémentaire (planter les pieux n’est pas une mince affaire!)

Nous avons trouvé une remorque d’occasion, qui correspondait parfaitement à nos besoins. La grande difficulté était de trouver une remorque assez longue, et surtout assez large : le plateau devant faire 4 mètres de long et 2 mètres de large. Nous avons eu la chance de trouver notre bonheur dès fin août !

Remorque “brute”

La remorque était en bon état, mais bien rouillée. Nous avons donc du travailler à la rendre parfaite :

retirer le platelage existant, pour ne laisser que le châssis. La tâche n’était pas si facile, puisque le caillebotis posé impliquait la présence de plus de 500 vis rouillées… Nous avons donc découpé puis arraché le caillebotis, puis passé à la meuleuse toutes les vis et les aspérités.

Platelage retiré, vis meulées !

– Ensuite, un bon coup de ponceuse pour enlever le plus de rouille possible.

Ponceuse passée

– Puis application d’une peinture anti-rouille, sans oublier les recoins.

Peinture appliquée : remorque comme neuve

– Et enfin pose du nouveau plancher en OSB qui sera le « fond » du futur labo.

Plancher posé, remorque sous le soleil du soir, prête à recevoir le TinyLab…

La remorque, la peinture, le plancher et la quincaillerie nous auront coûté 780 €. C’est peu, car nous avons eu la chance de trouver une remorque vraiment abordable !

  • Le choix des matériaux

Nous avons bientôt récupéré l’ensemble des matériaux nécessaires à la construction. Grâce au supplément de collecte, nous avons pu faire le choix d’isoler comme il faut ce beau labo ! Et ce n’est pas un mal… Ce poste de dépense n’était pas prévu au départ, car il n’était pas indispensable à la fabrication de mes délices… Seulement voilà, il faut avouer que c’était un peu masochiste que de vouloir produire « hors saison » et donc « au froid » dans un labo uniquement chauffé par les fournées de biscuits… Nous avons donc pu intégrer l’isolation du sol, du plafond et des murs dans nos plans, pour garantir plus de confort lors des temps de transformations en cuisine ! C’est ainsi que de la laine de bois est venue épaissir les cloisons.

Pour les cloisons, le choix s’est porté sur de l’OSB. Nous avons découvert l’OSB de peuplier, fabriqué en Italie (c’est plus très loin de chez nous…). 20 % plus léger que l’OSB « classique », sans formaldéhydes, et à la surface plus lisse. Ce dernier point est important, car cela me permet d’utiliser ces panneaux comme surface intérieure, aux murs comme au plafond. Je n’ai plus qu’à les peindre d’une peinture « ambiance alimentaire » qui correspond aux normes d’utilisation dans une cuisine, et qui rend mes murs et plafonds lisses, lessivables et résistants aux produits d’entretien.

Pour le sol, les seuls restrictions des normes concernent également le nettoyage, ainsi que le caractère anti-dérapant. Nous avons donc choisi d’utiliser un contreplaqué bouleau, filmé anti-dérapant. C’est ce qui est souvent utilisé dans les camions, pour pouvoir nettoyer au jet et faire de la manutention sans glisser… J’aurai donc un sol foncé, particulièrement design 😉

Enfin, la structure sera en bois massif, des tôles feront la toiture, et un bardage bois protégera les panneaux rigides de laine de bois… Il faudra compter environ 200 € pour la structure trouvée en direct chez un scieur, nous avons déjà des tôles de récupération, et le bardage sera récupéré lui aussi.

Pour l’ensemble de ces matériaux, le budget est monté à 2000 €, la différence avec l’estimation initiale étant dédiée à l’isolation et au « surplus » de structure que cela implique.

Pendant les travaux, les montagnes prennent leurs couleurs d’automne…

  • Les réseaux

Concernant l’eau et l’électricité, nous avons également adapté nos choix pour plus de confort d’utilisation.

Pour l’eau, nous avons prévu d’alimenter le laboratoire dans le champ grâce à un tuyau dédié à l’alimentation en eau potable, qui sera enterré la majeure partie du temps. Cela me permettra aussi de pouvoir améliorer l’arrosage dans le champ.

Dans le labo, un petit chauffe-eau électrique de 20L suffira à pouvoir faire la vaisselle, sans tirer toute la puissance électrique 😉

Pour l’évacuation, nous installons au sol un caniveau, qui évacuera vers un bidon à vidanger tous les jours. De quoi bien réfléchir aux économies à faire sur l’utilisation de l’eau 😉

Pour l’électricité, nous installerons un compteur indépendant dans le laboratoire. C’est bien plus sécurisant, et cela permet de se brancher n’importe-où sans craindre la qualité du réseau « de base ».

Il faudra ensuite une sorte de « rallonge  géante » qui tient une puissance de 6kW entre la maison et le laboratoire : c’est ce qui coûtera le plus ( environ 800 €!). J’avoue que je ne m’y attendais pas, et que j’ai complètement sous-estimé cette rallonge dans le calcul de départ…

Ce poste n’est pas encore finalisé, mais les dépenses devraient tourner autour des 1500 €.

  • Les équipements

Une puissance de 6kW est à ne pas dépasser ! Cela influe forcément sur le choix des équipements de la cuisine, et surtout pour tout ce qui produit de la chaleur. Ainsi, notre choix s’est porté sur un chauffe-eau de 20L et non que 15L, car la puissance est plus élevée sur un chauffe-eau instantané.

De la même façon, le four est « limité » à 3,5kW. Je peux donc utiliser d’autres équipements de cuisine en même temps que mon four chauffe sans craindre de faire disjoncter l’ensemble… C’est plutôt bien, non ?

Malgré cette limitation de puissance, et grâce au supplément de collecte, j’ai pu opter pour un four plus grand, me permettant d’augmenter le volume de mes fournées de 30 %, ce qui n’est pas négligeable, notamment sur les meringues qui monopolisent le four pendant 2 heures !

J’ai également pu choisir un batteur-mélangeur de 10L, me permettant de réaliser en une fois de quoi remplir mon four (quelle optimisation!)

Un simple réchaud à gaz me permettra de réaliser mes chutneys sans difficultés, et sans tirer sur l’électricité.

Enfin, je prévois l’achat d’un séchoir électrique, pour faire des cuirs de fruits et de légumes, et de gros pots en grès pour faire les lactofermentations… À moi les expérimentations culinaires 🙂

Pour l’ensemble de ces équipements, c’est environ 2800 € qui devraient être dépensés.

Bien sûr, à ces équipements de cuisine, il faut ajouter les tables, étagères et plonge inox. L’objectif était de les trouver d’occasion, car c’est du matériel « increvable ». Ça a été le cas pour la plonge (100 € + un peu d’huile de coude et de peinture anti-rouille pour le support).

Châssis de la plonge, tout rouillé. Il y a du boulot !

Pour le reste, c’est dur de trouver l’occasion qu’il faut, à un tarif abordable et proche de chez nous (à quoi ça sert de débourser en transport ce qu’on économise sur l’occasion?). Heureusement, je viens de trouver mon bonheur pour la suite : trois tables, un lave-main et deux étagères pour 1000 € en neuf et livré, c’est particulièrement intéressant.

  • Le fonctionnement

Le surplus de collecte restant est encore bien accueilli, car il couvre toutes les dépenses qui ne rentrent pas dans l’investissement (quincaillerie, visserie, vêtements de labo, poches à douilles, moules, bols, cuillères, balance…)

Ces dépenses « courantes » ne sont pas à négliger ! Pour l’instant, elles se montent à 800 €, mais cela peut vite atteindre 1200 € pour financer l’ensemble des ustensiles et des ingrédients nécessaires à lancer les premières fabrications.

Conclusion

Au total, c’est environ 4400 € pour la construction de l’enveloppe et des réseaux du labo, 3800 € pour l’aménagement et l’équipement du labo, 1200 € de fonctionnement, et 1000 € de trésorerie qui me permettent de garder une petite souplesse, assez indispensable lorsqu’on constitue un stock. Cela me permettra par exemple d’acheter de nouveaux ingrédients avant la vente des premiers biscuits, pour continuer à produire en attendant le lancement du cercle vertueux de la rentabilité économique 🙂

Il reste encore beaucoup de travail pour achever la construction de ce “TinyLab” mais nous sommes sur la bonne voie ! L’objectif est d’être prêts pour la période de Noël, avec bien sûr, l’envoi des colis de biscuits 🙂

Si tout se passe bien, les biscuits seront également en vente en ligne, mais pas par le biais d’une boutique en ligne où l’on peut payer par carte (oui, ça coûte cher la carte !), mais simplement par remplissage d’un bon de commande, et paiement par virement ou envoi de chèque, à l’ancienne 😉

Pour les plus proches, vous pourriez également trouver mes produits sur les marchés de Noël ! Pour cela, n’hésitez pas à me signaler les marchés que vous connaissez (en Isère par exemple) pour que je puisse m’y inscrire, et vous retrouver là bas, qui sait !

Encore un grand merci à tous de me permettre de réaliser ce projet 🙂

10 Commentaires

  1. Hello,
    Super nouvelles, je suis ravie ! Par chez nous, il y a le marché de Noël de St-Antoine l’Abbaye qui est très couru et à mon avis bien dans l’esprit de ton projet. Je ne connais pas le tarif ni le timing mais je peux me renseigner si tu le souhaites.

    • Cécile, de la Ferme du champ perché

      Oh oui ça à l’air super ^^
      Si tu sais à qui demander pour ces infos c’est sûr que ça m’intéresse !
      J’ai vu que c’était le week-end du 9-10 décembre, ça pourrait être super qu’on soit par chez vous 🙂

  2. En voilà une bonne nouvelle ! Je suis super contente de voir que ce projet sort de terre (héhé, la terre, l’agriculture, la ferme… je suis très fière de ce bon mot !).
    Hâte de goûter ces biscuits !

  3. *_* C’est fou tout ce que vous avez fait ! Félicitations !!! J’en reviens pas ! 😀

    Sugoiiiiiiii !!!

  4. Ahhhh mais que de belles nouvelles !!
    J’ai hâte de venir le voir en vrai de vrai!!!
    Plein de bisous 😉

    PS: on a presque fini les gâteaux ils sont trop booooons!

    • Cécile, de la Ferme du champ perché

      Ahah merci ! En plus je vais faire des nouvelles recettes… Mais chut c’est top secret !
      Vous êtes toujours les bienvenus, en été comme en hiver 😀

  5. Hello
    Et bien voila un projet qui semble bien partit !! Bravo !!
    Je vous laisse un lien https://www.facebook.com/rouesource/
    d’une personne (la fille d’un copain) qui vient de terminer sa tiny house, a des fin de logement, mais peut être quelques idées / retour d’expérience à glaner…? (notamment pour l’isolation, le four à bois….)
    Ils ont été un peu ennuyé pour passer au mine et respecter le 3.5T maxi par exemple….
    Je peux discuter et vou m ettre en contact avec le père que je connais bien et qui a largement contribué à ce projet
    par contre je crois que la tiny house est partie sur Paris…plus difficile à visiter…
    Bises à vous
    Thierry (de la Buisse)

    • Cécile, de la Ferme du champ perché

      Super, merci pour l’info !
      C’est sur que c’est compliqué de rester dans les clous pour la circulation… c’est aussi une des raisons qui ont fait qu’on a choisi de le garder sur roues, mais plutôt sédentaire.

Répondre à Mag Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *