L’ortie

Que fait cette “mauvaise herbe” dans nos légumes ?! Nous avons considéré qu’elle y avait pleinement sa place, étant donné que nous l’utilisons avec plaisir pour nos produits transformés… Alors suivez le guide pour en découvrir plus sur cette plante, et apprendre à l’ apprécier !

L’ortie

ortie

Sûrement ma “mauvaise herbe” préférée ! On la trouve partout et c’est une des premières plantes sauvages que l’on apprend à reconnaître. Évidemment, elle nous marque vite enfant, au sens propre comme au figuré, par son caractère urticant… et on commence par la détester ! Mais je ne pense pas être la seule à avoir été agréablement surprise d’apprendre qu’elle se mangeait… et qu’en plus, elle serait bonne… non seulement au goût, mais aussi pour la santé… Tout ça a bien sûr attisé ma curiosité !

Les bienfaits de l’ortie

Apports nutritionnels

L’ortie est reconnue comme étant la plante verte la plus riche en protéines végétales. En effet, son taux de protéines peut atteindre les 9% de son poids humide, soit environ 40% de son poids sec… plus que chez le soja ! En plus, elle apporte chacun des 8 acides aminés essentiels, et de façon équilibrée et complète, contrairement aux légumineuses ou céréales. Celles-ci n’en apportent chacune qu’une partie, et l’on gagne d’ailleurs à les mélanger au cours de ses repas pour obtenir l’ensemble de ces 8 acides aminés.

Mais ne nous arrêtons pas aux protéines ! L’ortie vous permet également de combler vos besoins en minéraux et vitamines. Avec 100g d’orties, vos apports journaliers recommandés en manganèse, calcium, fer, magnésium, vitamine C et provitamine A sont assurés. Que demander de plus ?

Atouts médicinaux

Par tous ces avantages nutritionnels, l’ortie est reconnue comme plante médicinale. Ses apports importants en fer et vitamine C en font une reine contre l’anémie. Séchée, elle est utilisée en tisanes, notamment pour les personnes qui manquent de calcium, ou pour sa grande quantité de silice.

Qualité de l’ortie

Bien évidemment, tous ces apports fluctuent, en fonction de nombreux paramètres. L’âge de la plante, la partie récoltée, le moment de la récolte, et surtout, la qualité du sol dans laquelle l’ortie puise ses minéraux, vont jouer un grand rôle sur sa qualité. S’il y a peu de fer dans le sol, l’ortie en puisera moins. A l’inverse, un sol riche en bore ou en zinc, permettra à l’ortie d’en accumuler plus dans son feuillage… et de nous en faire profiter !

Et si cela est vrai pour les minéraux qui nous sont indispensables, ça l’est malheureusement aussi pour les métaux lourds comme le plomb, l’arsenic ou le mercure qui nous sont néfastes.

Voilà pourquoi il ne faut pas cueillir ses orties n’importe où !

Cueillir l’ortie

Récolter… la bonne plante !

La première étape à respecter lorsqu’on veut cueillir de l’ortie, ou n’importe quelle autre plante sauvage, c’est d’être sûr et certain de cueillir la bonne plante. C’est crucial, car une mauvaise connaissance de la plante cueillie peut être fatal, au sens propre du terme. La forme, l’odeur, la taille de la plante recherchée peut varier, plus ou moins fortement, en fonction du sol, du temps, de sa croissance, et se rapprocher plus ou moins d’autres plantes, elles aussi potentiellement variables, et cela peut provoquer une confusion pour une personne qui ne connaît pas assez les plantes.

Le seul moyen d’être sûr de cueillir la bonne plante, c’est d’étudier la biologie des plantes jusqu’à être capable d’identifier la plante que l’on veut cueillir par l’observation de ses feuilles, de ses fleurs et la détection de caractéristiques qui lui sont propres et qui écartent définitivement la possibilité que cette plante observée ne soit pas celle que l’on recherche. C’est fastidieux, mais indispensable !

Le lieu de cueillette

Le meilleur “cadre de pousse” pour les orties est un sol préservé des pollutions, c’est à dire loin des usines, des routes, des décharges, et même des bords de rivières, de l’aval de sites pollués… Quoi de mieux qu’un site comme Villard-Reymond ?! 😉

Que prélever sur l’ortie ?

Évidemment, on évite d’arracher la plante ! Quelque soit la plante sauvage que vous partez récolter, il faut vous assurer qu’elle pourra repousser, et que votre cueillette ne provoquera pas sa disparition. L’ortie est assez résistante -ceux qui ont essayé de l’évincer de leur jardins peuvent témoigner, pour autant, étant donné ses innombrables talents, il faut la préserver. On ne prélèvera donc que la quinzaine de centimètre se trouvant en haut de la plante. Déjà, ce sont là que se trouvent les feuilles les plus jeunes, ensuite, cela permettra à la plante de continuer de vivre en poursuivant la photosynthèse avec ses feuilles restantes. Pour les plus patients d’entre nous, la cueillette “feuille à feuille” peut s’envisager. Elle minimise le traumatisme de la plante, et permet d’éviter la séance de tri une fois rentré de cueillette. Mais elle prend plus de temps !

Les outils indispensables

Dans tous les cas, les gants sont appréciables ! Car même s’il existe des techniques pour éviter les poils urticants de l’ortie, on réussi toujours à en toucher par inadvertance… et quitte à se trouver au milieu des orties pour la cueillette, autant y être dans de bonnes conditions ! Évitez donc les shorts et les manches courtes 😉

Munissez vous également d’un couteau propre et bien tranchant, encore une fois pour minimiser le traumatisme de la plante. N’oubliez pas votre panier en osier, ou votre sac en tissu, mais évitez le plastique, qui altère plus rapidement la qualité de la cueillette en étouffant et en chauffant les plantes.

Le moment de la récolte

L’ortie se récolte presque toute l’année ! Le meilleur moment reste le début du printemps, pour profiter des premières jeunes pousses. Mais ensuite, on peut continuer de la consommer, et même provoquer la pousse de jeunes feuilles en rabattant l’ortie avant une bonne pluie… pratique au jardin 🙂

Si vous souhaitez vous fier à la lune pour vos récoltes, choisissez un jour de lune montante, et dans tous les cas, préférez le matin, après une petite rosée, pour consommer vos feuilles dans la journée !

Comment ça se passe chez nous

Si vous ne connaissez pas de lieu de cueillette sain, que vous ne vous imaginez pas au milieu des orties pendant vos sorties du week-end, mais que vous souhaitez quand même bénéficier de ses vertus, faites nous confiance pour la récolte !

Nos orties sont exclusivement récoltées à Villard-Reymond, dans un lieu sain exempt de pollutions. Elles sont clairement identifiées comme étant des orties dioïques : pas de problème de confusion. Nous les transformons ensuite, pour vous proposer des produits adaptés à une utilisation quotidienne.

Découvrez bientôt (dès la première cueillette !) les produits transformés que nous préparons avec l’ortie…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *